Il existe des blessures que personne ne remarque, parce qu'elles ne laissent aucune trace sur la peau. Des blessures provoquées par des mots, des reproches, des humiliations et des comportements qui finissent peu à peu par détruire la confiance en soi.
Le harcèlement moral ne fait pas toujours de bruit. Il s'installe doucement, parfois derrière une amitié, sous couvert d'attachement ou de jalousie.
On commence par se justifier, à faire attention à chaque mot, à chaque geste, de peur de provoquer une nouvelle dispute. On finit par culpabiliser de parler à quelqu'un, de rire, de vivre simplement.
Les paroles blessantes deviennent des habitudes. Les reproches se répètent. Les humiliations font mal. Et peu à peu, on ne se reconnaît plus. On doute de soi, on se demande si l'on a fait quelque chose de mal, alors qu'on ne demande qu'une chose : être respectée.
Mais aimer une personne, tenir à elle ou considérer quelqu'un comme un ami ne signifie pas devoir accepter l'inacceptable.
Une véritable amitié ne contrôle pas, ne rabaisse pas, ne fait pas peur et ne cherche pas à isoler.
Aujourd'hui, je veux me rappeler que j'ai le droit de dire non, le droit de prendre mes distances et surtout le droit de retrouver ma tranquillité.
Je n'ai pas à me justifier d'être libre. Je n'ai pas à supporter les humiliations pour ne pas perdre quelqu'un.
Les mots peuvent blesser profondément, mais ils ne définiront jamais ma valeur.
Je choisis désormais le respect plutôt que la culpabilité, la sérénité plutôt que les tensions, et ma dignité plutôt que la peur de déplaire.
Parce qu'au fond, se protéger n'est pas de la méchanceté… c'est apprendre à ne plus s'oublier.